Campement sur bord de mer
Depuis, le 16 juin 2006,

La Nation Métisse Autochtone Gaspésie, Bas St Laurent, Îles de la Madeleine est un organisme sans but lucratif et est officiellement enregistrée sous régime corporatif fédéral avec ses lettres patentes, charte et règlements.

La Nation a pour mission d'informer les Métis de leur histoire et de leurs droits ancestraux, les aider à démontrer qu'ils sont « Métis » au sens de l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 et prouver auprès des gouvernements et des tribunaux leurs droits ancestraux.

La région occupée, fréquentée et utilisée au Québec par les membres de la communauté en 1763 s'étendait à l'ensemble de la Gaspésie et du Bas Saint-Laurent, incluant les îles du golfe, de l'estuaire et du fleuve, dont Anticosti, jusqu'à la Pointe de Lévis.

La Grande Communauté Gaspésienne affirme ainsi juridiquement sa présence parmi les autres Autochtones du Canada. L'article 35 de la loi constitutionnelle du Canada (1982) précise que les Autochtones sont soit Indiens, Inuits ou Métis. Et la jurisprudence de la Cour Suprême du Canada fixe l'arrivée officielle des Européens sur les plages de l'Atlantique à mai 1603 et conséquemment, le métissage remonte (officiellement) à l'an 1604.

Les côtes gaspésiennes et du bas St Laurent forment l'un des plus grands bassins de Métis dans l'est du Canada, les Premières Nations Autochtones sont les premiers habitants du Canada, mais en 1850, sur la Péninsule Gaspésienne, il ne reste plus que des Métis, malgré qu'en réserve, l'on aie acquis le statut d'Indiens, ils sont tous Métis à l'origine. Ainsi, certains membres de nos familles auront choisi d'adopter le statut juridique d'Indien en allant habiter les réserves, les autres, Nous, soit l'immense majorité, les descendants des communautés métisses historiques (présentes avants 1850) poursuivirent par leurs moyens le développement de la Gaspésie et du bas St Laurent vers son état actuel. La grande majorité de cette population est métisse et peut conséquemment se réclamer de ce statut.
Ce vaste territoire si bien diversifié, aux beautés naturelles à couper le souffle n'a jamais été colonisé ou cédé à l'Européen venu en sol d'Amérique et est demeurée la propriété des descendants des premiers habitants, les Premières Nations : Les Métis.

Soyons fiers de nos origines, de nos traditions, et de notre culture en nous faisant reconnaître tel que nous sommes.

En 1982, la Constitution Canadienne accordait aux Métis des droits ancestraux et territoriaux au même titre que les Indiens et les Inuits.

En 2003, le jugement Powley, rendu par la Cour Suprême du Canada, définissait le statut de Métis selon trois critères précis.

Pour être reconnu Métis (se), il faut :

* 1- S'auto identifier Métis
* 2- Trouver son lien autochtone/européen.
* 3- Etre reconnu par une communauté contemporaine issue d'une communauté historique vivant sur un territoire précis.

Toutes les organisations dites autochtones oeuvrant présentement au Québec ne répondent pas nécessairement à ces trois critères obligatoires, pour récupérer nos droits collectifs. Il n'est pas mal d'appartenir à d'autres organisations, mais assurez-vous qu'elles répondent fidèlement, publiquement et explicitement aux trois critères de base du jugement (Powley), de la Cour Suprême du Canada.

Primeur suite aux recherches en cours mars 2016:

Premier contact Jacques Cartier ou non, nous allons réécrire l'histoire, cette fois ci la vrai.

Juin 1534 : premiers contacts avec des Amérindiens (côte nord du golfe)
Au cours du mois de juin, Cartier entra dans le détroit de Belle Isle. Près de Blanc-Sablon, dans les baies de Brador (les « Islettes ») et du Vieux-Fort (port de Brest), il croisa des navires de pêche bretons et basques. C'est le 12 juin 1534 que Cartier rencontra pour la première fois des Amérindiens sur la côte nord du golfe du Saint-Laurent. Cette rencontre eut lieu au havre Jacques Cartier (Cumberland Harbour), proche de la ville de Saint-Augustin, une terre qu'il considère comme « la terre que Dieu donna à Cayn ». Cartier décrit ainsi les habitants de la côte (Cartier 1867 : 11-12) :


Juillet 1534 : commerce et kidnapping au contact des Iroquoiens à Gaspé
Le 14 juillet, Cartier entra dans la baie de Gaspé. Il y séjourna du 14 au 25 juillet, ce qui lui permit d'établir des relations importantes avec un grand nombre d'Amérindiens qui « ne sont point de la nature ny langue des premiers que avions trouvé » (Cartier 1867 : 37). Il s'agit d'Iroquoiens du Saint-Laurent réunis autour de leur chef Donnacona, venus depuis Québec (Stadaconé) pour leur pêche annuelle au maquereau. Contrairement aux Micmacs, ceux-ci n'avaient rien à échanger contre les produits que leur remettaient les Français. Le 24 juillet, Cartier fait monter Donnacona, son frère et trois de ses fils à bord du navire. Le 25 juillet, les Français quittèrent la baie de Gaspé avec deux des fils du chef, destinés à devenir des guides et des interprètes (Trudel 2003a). Ces jeunes amérindiens apprirent notamment aux Français que le Saint-Laurent permettait de naviguer très loin vers l'ouest.

Août 1534 : contacts avec des Amérindiens sur la rive nord de l'estuaire
Le 5 août, le Malouin rencontra de nouveau un groupe d'Amérindiens, cette fois-ci sur la côte nord du Saint-Laurent, à hauteur de Natashquan. Il s'agissait d'Amérindiens habitués à fréquenter les Européens, comme le mentionne Cartier. Ces Amérindiens s'approchèrent sans crainte des vaisseaux des explorateurs avec « deux barques, envyron douze homes, lesquelz vindrent aussi franchement à bort de noz navyres, comme s'ilz eussent esté Françoys » (Cartier 1867 : 48-49).

Pour terminer, je souhaite et j'invite tous ceux qui se croient Métis (ses) à venir se joindre à nous afin qu'ensemble (Tous les habitants de la Gaspésie, Bas St-Laurent, îles de la Madeleine et du Golf St-Laurent : Métis, Autochtones ) nous récupérions nos terres, nos droits ancestraux et notre culture.

Ce site web qui se veut un instrument d'information mis en place pour vous. Venez le consulter régulièrement.

Benoit Lavoie
Président,
C.M.A.G.B.S.L.I.M.