Campement sur bord de mer


Aujourd’hui le 13 novembre 2018, je réponds à l’article dans le Devoir de M. Darryl Leroux professeur de l’Université Saint-Mary’s, Halifax.

M. Darryl Leroux, je réponds à votre article paru dans le journal le Devoir du 6 novembre 2018.

Ça serait très apprécié que vous vérifiez mieux vos sources avant de les présenter ouvertement au public. Bien entendu je répondrai des faits qui nous concernent rien d’autre.

Vous avez écrit, ‘’ la Nation Métisse du Soleil Levant, s’opposent ouvertement à l’affirmation des droits ancestraux des Innus et des Mi’kmaq’’, cela est faux M. Leroux. Vous poursuivez en écrivant, ‘’ On constate aussi que les membres fondateurs de ces organisations, avant de s’identifier comme autochtones, étaient à la tête d’associations anti-autochtones ou suprémacistes blanches dans leurs régions respectives...’’

Remettons les pendules à l’heure, je me présente Benoît Lavoie Grand-Chef de ladite Nation qui a son siège social à New-Richmond en Gaspésie.

Allons au fait, sommairement dans les années 1990 la chasse au chevreuil était fermée en Gaspésie dans la zone 1, ainsi appelé par faune Québec. Un mouvement populaire s’est formé pour que cette chasse rouverte (relancée). Ce mouvement à été initié par M. Roger-Guy Poirier de Carleton –sur-Mer dans la Baie des chaleurs. M. Poirier a formé un conseil d’administration provisoire dont M. Marc Leblanc Métisse et moi-même Benoît Lavoie Métisse ont fait partie.

Cette association à pris pour dénomination ‘’ l’Association chasse et pêche de la Baie des Chaleurs’’. Chemin faisant la communauté Mi’kMaq de Gesgapégiag a initié un projet de pourvoirie dans le secteur du Lac St-Anne sur la Réserve Chic-Choc, le secteur de l’ancienne Réserve Baldwin et le canton Lemieux. Les Mi’kmaq de Gesgapégiag, nous ont invité à une table de concertation sur la Réserve même, nous exposant le projet et en nous amenant sur le territoire visiter les secteurs visés.

Je me suis même rendu à St-Anne des Monts ou un technicien m’a montré la maquette du dit projet. Ce projet ne nous convient pas, et il ne convient pas non plus à des Mi’kmaq de la Réserve de Gesgapégiag, qui si opposent, et ce dossier était et est contesté de toute part.

J’ai par la suite rencontré M. John Martin le chef de Gasgapégiag et amis, ayant chassé avec lui dans le passé. Je connais bien les territoires ciblés, ayant été agent de conservation de la Faune du Québec sur ces terroirs dans le passé, étant chasseur, pêcheur, trappeur et aussi Métisse. J’ai demandé à M. John Martin une audience, et lors de cet audience, je me suis permis de l’informer que l’ancienne Baldwin et que le canton Lemieux ne sont vraiment pas des secteurs pouvant mener à terme leurs projet de pourvoirie et de camp école Amérindiens, mais que par contre, la Réserve Chics-Chocs présente tous les atouts pour que ce dit projet soit réalisé.

M. John Martin me dit que le Gouvernement du Québec refuse de leur laisser la Réserve Chics-Chocs, même si dans leurs plans de gestion qu’ils vont offrir, ils vont conserver au Public les mêmes services que la SÉPAQ.

J’affirme à M. John Martin chef de Gesgapégiag alors, qu’ils auront notre soutient pour mener à terme un projet sur la Réserve Chics-Chocs, mais que nous nous opposerons au projet actuel qui nous enlèves un territoire que nous utilisons. Très respectueusement cela met fin à notre rencontre.

Donc, ce n’est pas les Métisses et les associations de chasseurs qui privent les Mi’kmaq de leurs droits constitutionnel de s’affirmer et de se développer, mais bien le Gouvernement du Québec.

Par la suite en 2004, sur l’ancienne Réserve Faunique de la Baldwin je chasse en bon voisinage de M. Marc Leblanc Métisse. Le soir venu nous partageons des repas à sont campement avec d’autre Métisses qui chasse dans les alentours, coutume Autochtone. Cette année-là, son cousin Raymond Cyr Métisse nous informes que nous aussi nous avons des droits constitutionnels et qu’une communauté Autochtone ne peut empêcher une autre communauté Autochtone d’avoir accès à son territoire de chasse, et il nous parle de l’Arrêt Powley de la Cour suprême du Canada qui concerne les Métis de l’Ontario.

Suite à ces discutions nous nous avisons de nos droits collectifs Constitutionnels Métis M. Raymond Cyr étant notre conseillé, un premier conseil d’administration provisoire est formé par M. Marc Leblanc et j’en faisais partie.

Le 16 juin 2006 la corporation ‘’ La Communauté Métisse de la Gaspésie’’ est née, mais la Nation Métisse est née depuis plus de 700 ans avec les Vikings, 500 ans avec les pêcheurs Basques, par la suite les pêcheurs Bretons et les pêcheurs Anglais qui y ont essaimés, les écrits de Jacques Cartier le confirme.

Par la suite nos recherches nous ont amené à intégrer le Bas-St-Laurent, les Îles de la Madeleine et en fin la ‘’ Nation Métisse du Soleil Levant’’ qui nous a été livré devant le feu sacré Innus à Amqui en juillet 2016, pour représenter tous les Métisses de l’Est de l’Amérique du Nord. Par la suite à Maliotenam dans la Grande-Loge, devant le feu sacré Innus, de président d’une corporation je suis devenu le premier Grand-Chef Métisse reconnue par des Premières Nation de peuples premier au Canada et dans L’Est de l’Amérique du Nord. Par la suite nous avons reçu la reconnaissance Mi’Kmaq.

Cette année lors du solstice d’été à Mont-Louis, moi et plusieurs chefs de notre Nation ont été adopté par une Grand-Mère Mi’kmac de Listuguj. Cette année lors du Solstice d’automne à Mont-Louis un représentant Metis anglophone de l’Ouest Canadien est venu nous reconnaitre et est repartie avec l’un de nos drapeaux pour que celui-ci flotte lors des Medwing dans L’Ouest Canadien.

Notre dénomination maintenant s’écrit ainsi ‘’ Nation Métisse Autochtone Gaspésie,Bas-St-Laurent, Îles de la Madeleine, Nation Métisse du Soleil Levant’’. Dénomination qui prépare l’avenir.

M. Darryl Leroux s.v.p. dans l’avenir vérifier bien vos sources et il me fera plaisir de vous rencontrer pour que vous ayez enfin l’heure juste.

Signé :

Benoît Lavoie Grand-Chef
Nation Métisse.